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Thursday, April 28, 2011

Les iPad 2 vendus deux fois plus chers au marché gris

L’iPad 2 est peut-être en rupture de stocks aux Etats-Unis, mais il n’est même pas encore sorti ailleurs dans le monde.
Alors que font les gens? Ils achètent des iPad 2 aux Etats-Unis et les envoient par exemple à Hong Kong, où le modèle the Wi-Fi 16 Go à 500$ se revend 1014$.
Et la filière est bien organisée:
Un certain Mr Lo règne en ma?tre sur le marché noir de Hong Kong. C’était déjà lui qui avait distribué des centaines voire des milliers d’iPhone 4 et d’iPad en Chine l’an dernier.
Apparemment il avait re?u avant même sa sortie plus de 200 commandes d’iPad 2. Il les a rapatriés grace à huit personnes qui ont pris l’avion de New York, Chicago, San Francisco et Los Angeles pour Hong Kong avec les nouvelles tablettes Apple. De la sorte, Mr Lo a pu fournir les iPad 2 à ses clients dès le 13 mars.

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Thursday, April 21, 2011

Stéphane Plaza, animateur le plus sympathique pour les Français - Yahoo! Actualité

Nagui et Jean-Luc Reichmann, les deux animateurs en concurrence chaque jour à midi sur TF1 et France 2, demeurent des valeurs s?res auprès du public. Ils bénéficient ainsi toujours d'une ? forte notoriété ? et d'une ? image très positive ?.
Les résultats de l'enquête mettent en relief la progression de la ? nouvelle génération d'animateurs ?. Ainsi, Frédéric Lopez, qui présente Rendez-vous en terre inconnue sur France 2, est jugé ? chaleureux ? et ? convaincant ?. De son c?té, Yann Barthès, aux commandes du Petit Journal de Canal+, est connoté comme étant ? innovant, dr?le, dynamique ? et ? impertinent ?.
Mais celui qui demeure le plus ? sympathique ? aux yeux du public n'est autre que Stéphane Plaza. L'animateur de Maison à vendre voit même sa cote de popularité avoisiner les 70% en cette année 2011.
Parmi la nouvelle génération montante, on trouve également dans le palmarès, Alessandra Sublet (France 5), Sandrine Quétier (TF1), Sandrine Corman (M6) et Jér?me Anthony (M6).


Plus d'infos, les photos et les vidéos, cliquez ici

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Thursday, April 14, 2011

Quand les récidivistes donnent des conseils de réinsertion

En préambule, je souhaiterais t’inciter, ? lecteur, à la plus grande des prudences quant aux chiffres cités dans cet article. Non pas sur leur légitimité, mais sur leur justesse à rendre compte d’une réalité : le taux de récidive cité pour les majeurs est une moyenne, qui plus est, il recouvre l’ensemble des délits. Pour des chiffres plus fins, pour une image plus précise, il faudrait prendre en compte le taux pour chaque délit, tel qu’ils sont classifiés par la justice. N’oubliez jamais qu’un chiffre en tant que tel ne parle pas et surtout qu’il ne vous exonère pas de votre droit et devoir le plus important : réfléchir et chercher à comprendre.
D’après une étude de Pierre Tournier, directeur de recherches au CNRS et spécialiste des questions pénales, le taux de retour en prison, cinq ans après une libération, était en moyenne de 41% en 2008. Ce pourcentage concerne les anciens détenus majeurs, tous délits et crimes confondus. Cette donnée n’est pas à prendre en tant que telle, mais nécessite de la part du lecteur un effort pour l’interpréter, la décortiquer et lui donner un sens. A titre d’exemple, pour l’OIP (Observatoire international des prisons), le taux de récidive des mineurs soumis à l’enfermement est de 85%.
A voir avec quel empressement les politiques en général et le gouvernement actuel en particulier aiment à monter en mayonnaise des faits divers ? porteurs ? au niveau électoral, tels que les récidives des délinquants sexuels ou des homicides, on a intérêt à avancer prudemment si on décide de discuter de ce sujet.
Pour ma part, j’ai pu rencontrer et échanger avec un ancien détenu, libre depuis trois mois après avoir purgé une peine de trois ans, entre les Baumettes à Marseille et le centre de détention de Salon. Je souhaitais avoir son point de vue sur la réinsertion, partant du principe que ces deux thèmes, récidive et réinsertion sont fatalement liés. C’est le résumé de cet échange que je souhaite te faire partager, lecteur, témoignage d’un bout de parcours individuel.
Est-ce que tu pensais à ta réinsertion professionnelle pendant ta peine ?
Oui, forcément, tout de suite. De toute fa?on, soit tu penses à ?a, soit tu penses à continuer les conneries, alors…
Est-ce qu’il y a des outils, des ressources qui t’aident à construire cette réinsertion ?
Oui, mais faut vraiment se débrouiller seul. En début de peine, tu rencontres un conseiller pour faire connaissance, puis tant que tu ne poses pas de questions, tu ne les vois pas. ?a dure une demi-heure à peine et si t’as pas de questions, pas d’idées, on t’aide pas, ce n’est pas évident. Moi, je voulais un papier pour m’expliquer ce que je pouvais faire ou ne pas faire en sortant. En fait, c’est un collègue qui me l’a dit, un mec qui est sorti et rerentré. Après, le conseiller, tu le revois une fois, avant de sortir et c’est tout. Ce qui rend fou, c’est que tu ne sais pas ce que tu peux faire ou pas. On te laisse en chien, c’est plus les récidivistes qui t’expliquent comment ?a se passe.
Et tu peux faire la demande pour revoir un conseiller ?
Oui, c’est assez facile. Tu leur écris et ils te re?oivent une semaine ou deux après. Mais bon, ce n’est pas évident, ils t’aident pas trop. Tu ne sais pas trop ce qui va se passer dehors, l’habitude fait que tu as plus peur qu’autre chose. Avant de rentrer, j’avais fait des démarches pour faire une formation. Dès le début, je leur ai dit, à la juge, au conseiller. Au bout d’un an et demi, j’ai été refusé, ils m’ont dit qu’ils ne me connaissaient pas assez. Bon, faut dire que les conseillers à Salon, il y en a trois pour 600 détenus et je ne te parle même pas des Baumettes. Alors…
Et à part ces conseillers, rien d’autre ?
Si. Il y a aussi des personnes extérieures, des patrons qui viennent. Moi, j’avais rencontré un patron qui faisait des chantiers avec les détenus. On avait bien accroché mais c’est peu évident de continuer à garder les relations.
Est-ce qu’on t’a préparé à la sortie, en t’expliquant les démarches à faire ?
Non, on te donne tes affaires et c’est tout. J’ai vu qu’on avait mis un papier dans mes affaires pour me dire d’aller aux Assedics, mais sans plus.
Professionnellement, tu en es où ?
J’ai feinté pour rentrer dans une entreprise de déménagement. Le patron était intéressé mais une fois qu’il a su ma situation, il s’est rétracté. A cause du casier judiciaire, je crois.
Tu ne l’avais pas indiqué sur ton CV ?
Non, pour combler les trous, j’ai dit que j’avais eu des problèmes de santé, ce n’est pas évident à dire…
Et du coup, tu as quelque chose ?
J’ai fait un chantier d’insertion mais ?a ne m’allait pas donc j’ai vu avec P?le Emploi. Je rentre en formation bient?t.
Quelles sont les plus grosses difficultés que tu rencontres dans la vie de tous les jours ?
Le contact avec les gens, ce n’est pas évident. On devient un peu parano, agressif, on est marqué par les habitudes de vie en prison. Quand tu rencontres quelqu’un que tu connais et qui demande des nouvelles, tu ne sais pas trop quoi répondre. Sinon, gérer un budget, c’est galère. Pendant ta peine, t’as pas d’argent à gérer, pas d’infos sur les prix, combien ?a co?te. J’ai fait les courses y a pas longtemps et j’ai acheté sans faire gaffe aux prix. Tu en as beaucoup, quand ils sortent, qui veulent se rattraper, se faire plaisir et qui br?lent l’argent en deux deux. En prison, avec le système des bons de cantine, les prix n’ont rien à voir et tu t’habitues aux prix de là-bas.
Avec le peu de recul que tu as, est ce que tu peux me dire ce dont tu aurais eu besoin pour mieux préparer ta réinsertion ?
En fait, de rester sous la tutelle d’un juge qui te suit un peu, qui te dit ce que tu peux faire ou pas. Beaucoup de choses passent par les juges. Il y a des associations de réinsertion qui existent mais je l’ai appris qu’après ma sortie, pourtant ?a aurait pu m’être utile.
Propos recueillis par Jér?me Aubrun (Marseille Bondy Blog)
Illustration de Ben 8

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Thursday, April 7, 2011

La mort de Sonni

Je m’appelle Dilgo Marvick et ce qui me définit le mieux, c’est ma hantise de voir les hommes s’approcher de Clémentine comme l’autre fois chez IKEA, quand le vendeur que j’imaginais d’origine suédoise était près du lit avec elle. Bien s?r, si je me raisonne, je sais qu’ils n’avaient tous deux en tête que les propriétés de la chambre à coucher en démonstration pour laquelle nous étions là. Malgré tout je n’ai pas pu m’empêcher de penser que Clémentine, qui ne m’avait pas adressé la parole depuis notre réveil, alors que nous étions déjà dix heures du matin, aurait préféré avoir dans son lit ce vendeur à l’allure suédoise qui me plaisait beaucoup, qui était un genre de type que j’étais persuadé d’avoir déjà vu dans une production pornographique scandinave et qui me paraissait avoir de bien meilleures proportions pour le corps de Clémentine, un physique mieux adapté.
Et puis, être vendeur chez IKEA c’était déjà quelque chose, une situation stable, que ma hantise compara?t aussit?t à la mienne, instable, puisque je vivais difficilement d’un salaire de gardien dans une galerie commerciale et que mes ambitions d’écrire au Bondy Blog ne débouchaient que sur la frustration de voir Alexis, Idrissa ou Tchang réussir beaucoup mieux que moi.
Il faut dire que depuis un certain temps j’irritais beaucoup Clémentine, et ce dédain qu’elle me faisait sentir ne s’arrangeait pas avec l’immensité du magasin où je me trouvais pour acheter une chambre à coucher à Félicité, la petite fille dont j’étais persuadé qu’elle est en réalité la fille d’un brillant professeur de littérature à Berlin. C’est-à-dire pas ma fille en réalité. Ma fille seulement déclarée, présumée aux yeux de l’administration fran?aise mais pas la mienne dans le c?ur sexuel de Clémentine.
IKEA est trop grand pour moi, trop beau, trop puissant, je me sens vraiment perdu, je ne suis plus qu’une fourmi. La froideur de Clémentine n’a qu’une seule signification, elle a besoin de s’épanouir et je l’étouffe. Je suis le croque-mort de son avenir. Sans le savoir, elle est déjà ouverte sur un autre destin, un vrai père pour notre enfant. La hantise que la vie s’approche de Clémentine, c’est ce qui me définit le mieux.

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Friday, April 1, 2011

Bircher Muslim

Se faire exploser au nom d’Allah aura desservi l’image de l’islam. Les attentats aux Etats-Unis, à Londres, Madrid ou encore Bombay ont donné une vision figée et opaque de cette religion et l’occasion parfaite pour toutes sortes d’islamophobies d’appara?tre au grand jour. L’an dernier, divers mouvements nationaux et identitaires créent l’organisation européenne ? Les villes contre l’islamisation ?, sans grands remous médiatiques. La Suisse ne fait pas exception, la prochaine votation (référendum) montre clairement une méfiance envers la religion de Mahomet.
Voilà plus de cinquante ans que des mosquées existent en Suisse et que quatre d’entre elles sont dotées d’un minaret. En 2006, trois demandes de construction de cet attribut d’architecture islamique suscitent des débats politiques houleux. Voyant la la?cité et l’Etat de droit en danger, l’extrême droite suisse s’est sentie investie d’une mission : remettre l’église au milieu du village. Deux ans plus tard, l’UDC (droite nationaliste) et l’UDF (droite chrétienne) lancent une initiative ? contre la construction des minarets ?. Cette interdiction sera peut-être inscrite dans la constitution helvétique… ou pas. Verdict dans moins de deux semaines, après passage par les urnes.
Depuis les années 60, diverses communautés musulmanes vivent en Suisse, leur nombre augmente et leur installation se fait durable. Elles restent malgré tout assez discrètes jusqu’à ce que cette campagne politique les mette sous les projecteurs. Aujourd’hui, on compte 4,6% de musulmans en Suisse, dont 10% seulement seraient pratiquants. Pour les spécialistes, la majorité d’entre eux sont intégrés et pratiquent un islam la?c. De fa?on ultra-minoritaire, il existerait une poignée d’islamistes radicaux qui, en général, se tiennent loin des mosquées officielles et éprouvent, tout comme l’extrême droite, un dédain face aux minarets.
Pourtant, notre vision de l’islam se forge bien trop souvent sur les dires et les actes de ces rares mouvances extrémistes. Tel semble être le cas de l’UDC, qui construit son discours uniquement autour d’un ? islam fondamentaliste ? et jette ainsi le discrédit sur la majorité, les musulmans modérés. L’un des membres de ce parti a d’ailleurs affirmé que si l’attention est (quasi) uniquement portée sur cette minorité, c’est parce qu’elle peut s’avérer aussi dangereuse que… les nazis au temps d’Hitler.
N’étant pas un pilier de la foi musulmane, le minaret n’aurait pas raison d’être. Telle est l’argumentation de base des initiants (les personnes qui ont lancé l’initiative populaire contre les minarets ; elles sont parvenues à récolter 115 000 signatures, le minimum légal étant de 100 000, dans le délai imparti de 18 mois). Selon les initiants, donc, cet élément architectural qu’est le minaret signifie : ? Nous sommes là et nous ne partirons plus ! ? Autrement dit, ces tours revendiqueraient une exclusivité religieuse et symboliseraient la mise en place d’une ? islamisation rampante ? dans la douce Helvétie.
Pour les partisans anti-minarets, dire oui à ces constructions revient à ouvrir grand les bras aux muezzins et à leur ? Allah Akbar conquérant ?. Cette ? menace ? a été mise en avant, entre autres, par des membres de la Jeunesse identitaire de Genève. Il y a quelques jours, au petit matin, ceux-ci ont réveillé les résidents du quartier de la mosquée de la commune genevoise du Grand-Saconnex, en diffusant de leur voiture, par haut-parleurs, un appel à la prière.
Le but de cette mascarade ? ? Faire prendre conscience à la population qu’en cas de refus de l’initiative populaire, c’est cette voix qu’elle entendrait, dans quelques années, plusieurs fois par jour. ? Or, voilà bien plus de trente ans que ce lieu de culte genevois possède un minaret sans qu’aucun appel de muezzin ne retentisse ni qu’aucune revendication dans ce sens ne soit émise. Y aurait-il de la parano?a dans l’air ? Pour l’instant, les seuls muezzins que nous avons rencontrés en Suisse se trouvaient dans un jeu vidéo du net, où les internautes pouvaient les empêcher de ? vociférer ? en les dissuadant… à coups de fusils ! Ne cherchez pas ce site, géré par les opposants aux minarets, il a vite été mis hors ligne.
En fait, à en croire l’UDC, une invasion barbare de barbus serait en route et la culture occidentale chrétienne en péril. Un tableau à faire trembler les dévots catholiques ! Au point qu’en Valais, terre très vaticane, les habitants ont pu retrouver de ? dr?les ? de tracts sur leur pare-brise, signés par la Jeunesse du Christ-Roi (un mouvement catholique intégriste, proche d’Ec?ne). Les slogans sont parlants : ? La Croix ou le Croissant ? Il faut choisir. Non à l’expansion de l’Islam ? ou encore ? A nous de faire une Croix sur le Croissant, sans quoi c’est le croissant qui va nous manger ! ?.
Les impies peuvent aussi frémir. Partant du fait que ? le minaret devient le glaive de l’islamisation politique ?, cette ? progression de l’islam ? serait une menace non seulement pour la chrétienté mais aussi pour notre système juridique. Pour le conseiller national (député) de l’UDC Oskar Freysinger, fer de lance de cette campagne anti-minarets, ? l’islam est une religion totalement atypique ? qui n’a ? pas fait son siècle des Lumières ?, car ? elle ne distingue pas l’Eglise de l’Etat ?. Il ajoute qu’elle doit être combattue ? en tant que mouvance politique porteuse des germes d’un système totalitaire antidémocratique ?. La crainte de cette extrême droite ? Qu’? un système juridique de type théocratique ? voie le jour sur sol helvétique.
Or, jusqu’à présent, pas l’ombre d’une charia dans nos contrées. Comme le signalent plusieurs organisations musulmanes, à aucun moment, les croyants musulmans n’ont demandé de changer la loi de ce pays. En revanche, les acolytes de Monsieur Freysinger, par leur initiative anti-minarets, ne demandent-ils pas une modification de la Constitution pour y inscrire une loi d’exception ?
Pour souligner les dangers supposés de cet ? islam subversif ?, l’UDC s’affiche. Et pas n’importe comment. En pointant l’inégalité entre les sexes jugée flagrante dans cette religion. Le parti affirme que ? le minaret est le symbole d’une exigence de pouvoir politique, au même titre que la tentative d’imposer le port de la burqa (…), de faire accepter le mariage forcé et de légitimer l’excision ?. Ainsi, interdire les minarets reviendrait à libérer les femmes musulmanes !
Les affiches « udc-istes » sont explicites : un dessin de minarets en forme de missiles transper?ant le drapeau suisse avec, au premier plan, une femme en burqa ; une photomontage mettant les conseillères fédérales (ministres fédérales) à la mode afghane ; ou encore, placé entre deux minarets, le visage d’une femme couvert ne laissant voir que ses yeux. A chaque fois, c’est la même rhétorique : ? Halte à la soumission ? ou ? Stop ? suivi d’un ? Oui à l’initiative contre les minarets ?.
Plusieurs politiciens et politiciennes, en particulier de gauche, ont noté, d’une part, qu’il est assez étonnant de découvrir chez ce parti d’extrême droite une ? fibre pseudo féministe ?. La défense de la condition des femmes n’a jamais franchement été au programme de ce parti, qui, par exemple, ne cesse de souligner que la place de la ? gente féminine ? est à la maison et au service de son époux. D’autre part, les femmes vêtues de voile intégral ne courant franchement pas les rues de la Confédération (si ce n’est quelques touristes), il n’existerait pas un problème de sécurité publique à ce niveau-là.
Si la Suisse devient le seul pays à inscrire dans sa constitution une telle interdiction, son ? image ? pourrait en être ternie. Selon certains, il n’est pas à exclure qu’elle deviendrait ? la cible de représailles extérieures ?. C’est ce que prétend en tout cas le site internet américain du Wall Street Journal qui prédit, en cas d’acceptation de l’initiative, une fragilisation de la place économique de la Suisse. Dans un article titré ? Business is worried ? (le monde des affaires est inquiet), il est écrit qu’il est fort possible que quelques grandes entreprises helvétiques implantées dans certains pays musulmans soient boycottées.
Pour l’organisation patronale interprofessionnelle Economie Suisse, ces pays ? sont importants pour le commerce extérieur et le tourisme. Un boycott de [nos] produits pourrait entra?ner des pertes se chiffrant en milliards et des suppressions d’emplois ?. Récemment, un site proche du dictateur libyen Mouammar Kadhafi, qui sert de propagande anti-suisse, appelait déjà à ne plus acheter certains produits Nestlé et Swatch en faisant référence à ? des affiches racistes qui incitent à l’interdiction de la construction de minarets en Suisse ?.
Certainement plus grave encore que cette conséquence conjoncturelle non négligeable, l’ONU tout comme Human Rights notent que si le ? oui ? l’emporte le 29 novembre, la liberté religieuse et le principe de non-discrimination seraient remis en question. Dès lors, le non-respect de ces valeurs fondamentales de la constitution, mettrait en péril la paix religieuse.
Comme l’annonce Tariq Ramadan, professeur suisse d’études islamiques contemporaines à l’Université d’Oxford, même si le minaret n’est pourtant pas une exigence partagée par tous les musulmans et qu’il n’est pas obligatoire dans le Coran, ? ce n’est pas une raison de juger que les croyants n’en n’ont pas besoin ?. Selon lui, refuser les minarets correspond à une tentative ? d’invisibilisation ? de la communauté musulmane, ce qui est contraire à l’idéal du ? vivre ensemble ?. Par ailleurs, un ? oui ? le 29, nuirait à l’intégration et encouragerait le repli communautaire et le fondamentalisme que cette initiative prétend justement combattre.
Pour toutes ces raisons, le gouvernement et le parlement suisses recommandent au peuple et aux cantons (une double majorité est requise pour toute modification constitutionnelle) de rejeter l’initiative ? contre la construction des minarets ?.
Florence Métrailler (Lausanne Bondy Blog)
Légende de l’illustration : affiche appelant à voter ? oui ? à l’initiative populaire anti-minarets.

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